Commencons par le commencement :
On a toujours opposé la Bretagne de l'intérieur, l'Argoad (pays au voisinage de la forêt) au littoral, l'Arvor (pays au voisinage de la mer). Cependant les forêts auxquelles je fais référence ont depuis longtemps disparu.
L'Argoad a toujours été moins peuplée que l'Arvor où la proximité de la mer rend le sol plus riche et où le commerce maritime permet à la Bretagne de s'ouvrir au monde.
Le lointain passé des peuples qui ont occupé la Bretagne est clairsemé de trous noirs dont nous ne savons que peu de choses. En effet, le niveau de la mer ayant monté puis redescendu, les vagues ont emportés avec elles presque toutes les traces de certaines civilisations.
La période néolithique (-5000 ans) fut marquée par la découverte du polissage du silex d'une part et l'apparition de la culture d'autre part, mais les témoignages les plus marquants et les plus vivants de cette époque restent les mégalithes qui ne manquent pas de surprendre encore les touristes et divisent les historiens dans leurs interprétations de ces pierres levées (menhirs) ou assemblées (dolmens, cromlechs).
S'il est vrai que les ancêtres des Bretons sont les Celtes, il est faux de croire que ceux-ci n'occupaient que la péninsule armoricaine. En effet, tout l'Est de l'Europe était peuplée par les Celtes vers -3000 ans avant notre ère.
Les Celtes avait pour cellule de base la famille dont le chef était le père. Les familles aux traditions et coutumes communes se groupaient en teuta (tribu) dont le chef était appelé rix. Le pouvoir du rix tenait a l'unanimité qu'il faisait autour de lui. Par conséquent, lorsque trop d'animosités apparaissaient, il cessait alors d'être le chef.
La période celtique est également marquée par les druides qui rassemblaient au terme de 25 ans d'étude : philosophie, médecine et pouvoirs magiques. La religion celtique reconnaissait la divinité suprême en une Trinité représentée par un dieu à trois têtes.
L'art celte était très fantaisiste et contrairement aux Grecs qui copiaient la réalité, les Celtes jouaient avec les formes cherchant plutôt à transmettre symboliquement des idées complexes.